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Que retenir de la bulle internet des années 2000 ?

Que retenir de la bulle internet des années 2000 ?

À l'heure où les marchés technologiques traversent une correction significative en ce début 2025, le rapport de Goldman Sachs sur le 25ème anniversaire de l'éclatement de la bulle internet arrive à point nommé.

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by Jules

À l'heure où les marchés technologiques traversent une correction significative en ce début 2025, le rapport de Goldman Sachs sur le 25ème anniversaire de l'éclatement de la bulle internet arrive à point nommé.

On décrypte les enseignements de cette période, dans votre allongé du jour.

🤪 L'anatomie d'une folie spéculative

La fin des années 90 a marqué l'une des périodes les plus frénétiques de l'histoire des marchés financiers. L'effervescence autour de la commercialisation d'internet a propulsé l'indice Nasdaq à des sommets vertigineux, quintuplant entre 1995 et 2000 pour atteindre des ratios P/E dépassant 40.

En 1999, les valorisations atteignaient des niveaux surréalistes : Qualcomm enregistrait une hausse de 2619% en une seule année ! Treize grandes capitalisations voyaient leur valeur multipliée par plus de 10, un phénomène qui semblait normaliser l'irrationnel.

La chute, lorsqu'elle est survenue en mars 2000, a été aussi brutale que la montée avait été vertigineuse : -34% pour le Nasdaq en un mois, puis près de -80% à son point bas d'octobre 2002. Des entreprises comme Priceline ont perdu 94% de leur valeur.

🤔 2000 vs 2025 : similitudes troublantes et différences rassurantes

Les parallèles qui interpellent :

👉 L'enthousiasme débordant autour d'une technologie révolutionnaire (l'IA aujourd'hui, internet hier)
👉 La difficulté à quantifier précisément la valeur future d'innovations disruptives
👉 L'afflux massif de capitaux vers les entreprises positionnées sur ces technologies
👉 L'augmentation spectaculaire des dépenses en capital des leaders du secteur

Les différences fondamentales :

👉 Les "Magnificent 7" (Apple, Microsoft, Nvidia, Amazon, Alphabet, Meta, Tesla) affichent des valorisations bien plus raisonnables, avec un P/E moyen de 23 contre 52 pour les leaders technologiques de 2000
👉 La profitabilité actuelle est incomparablement supérieure : marge nette moyenne de 28% contre 16% à l'époque
👉 La croissance des bénéfices repose sur des fondamentaux tangibles plutôt que sur des promesses

⚠️ Les signaux d'alerte à surveiller malgré tout

Goldman Sachs identifie trois vulnérabilités majeures qui méritent l'attention des investisseurs :

1️⃣ Une concentration historique du marché - Les 10 plus grandes entreprises américaines représentent désormais 20% de la capitalisation boursière mondiale, un niveau sans précédent qui amplifie l'impact de toute déception.

2️⃣ L'explosion des dépenses d'investissement - Les "Magnificent 7" ont doublé leurs capex depuis l'arrivée de ChatGPT en 2022, rappelant dangereusement la frénésie des télécoms qui avaient multiplié par dix leur infrastructure de fibre optique entre 1996 et 2000.

3️⃣ L'émergence d'une nouvelle concurrence - Notamment en provenance de Chine, qui pourrait éroder les avantages concurrentiels et comprimer les marges des leaders actuels, comme on l'observe déjà en 2025.

🔄 Le cycle prévisible des révolutions technologiques

L'analyse historique révèle un schéma récurrent dans les cycles d'innovation :

👉 Une percée technologique majeure attire capitaux et entrepreneurs

👉 La spéculation s'emballe jusqu'à former une bulle

👉 L'éclatement provoque une purge massive d'acteurs

👉 Quelques entreprises dominantes émergent des décombres

👉 Des innovations secondaires apparaissent, créant de nouvelles opportunités d'investissement.

💡
Fait révélateur : sur les 10 plus grandes entreprises américaines en 2005, une seule figure encore dans le top 10 en 2024. De même, cinq entreprises du top 10 actuel n'y figuraient pas il y a seulement dix ans.

🥚 La stratégie recommandée face à cette évolution

Goldman Sachs propose une approche baptisée "Diversifier pour amplifier" :

  • Élargir l'exposition au-delà des infrastructures d'IA (phase 2) vers les entreprises qui monétisent concrètement cette technologie (phase 3), moins chères.
  • S'intéresser aux bénéficiaires indirects de la révolution technologique, notamment dans les secteurs traditionnels comme l'énergie.
  • Reconnaître que les valorisations des entreprises de phase 2 restent légèrement supérieures à leur moyenne historique, tandis que celles de phase 3 semblent plus attractives

Les analystes soulignent particulièrement l'opportunité méconnue dans le secteur énergétique : la demande électrique des centres de données devrait augmenter de 160% d'ici la fin de la décennie, stimulant une croissance de la consommation électrique inédite depuis une génération.

La correction actuelle des valeurs technologiques ne signale donc pas nécessairement l'éclatement d'une nouvelle bulle, mais plutôt un rééquilibrage sain vers une valorisation plus rationnelle des perspectives de croissance.

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